Reconnaître les chaussures de femmes de contrefaçon

Les chaussures de femme font partie des articles les plus contrefaits. En dehors du fait que la contrefaçon est un délit en soi, produire ou acheter du faux présente aussi de très grands risques. Les griffes les plus célèbres sont reconnaissables grâce à leurs logos ou leurs étiquettes. Certains points sont à bien observer pour ne pas tomber dans l’infraction.

Comment reconnaître une paire de chaussures contrefaite ?

Imiter une marque connue de chaussures pour femme est un délit en soi. Mais l’acte présente également un risque pour la santé de ceux qui manipulent ces articles. La conception des produits de luxe comme les chaussures pour femme suit un protocole de qualité assez stricte. C’est une des raisons pour laquelle ces articles coûtent vraiment chers. Avec la contrefaçon, vous risquez de tomber sur des éléments nocifs et toxiques, et la plupart du temps, les composants ne respectent aucune norme. C’est une tactique pour les vendeurs de produits contrefaits d’éviter de payer des frais en plus pour les contrôles qualité. Les matériaux utilisés pour concevoir les chaussures peuvent être aussi allergènes, et donc par la suite provoquer des irritations sur la peau.

Les sanctions en cas de possession ou de vente de chaussures de femme de contrefaçon

Du point de vue juridique, le producteur de chaussures pour femme contrefaites ou encore l’acheteur encourt une peine de prison pouvant atteindre les 3 ans. Elle sera étendue jusqu’à 10 ans en cas de circonstances aggravantes telles une récidive ou encore une association de malfaiteurs. L’emprisonnement sera assorti au paiement d’une amende qui peut aller jusqu’à 300.000 euros ou encore 2 à 3 fois le prix de l’article authentique copié. Si le faux produit est constaté lors d’un contrôle à l’aéroport, le douanier pourra confisquer l’article objet du délit. Une amende douanière sera également prévue comme sanction. Du point de vue civil, le contrevenant peut être amené à payer des dommages et intérêts à la marque ou à l’auteur pour préjudice subi. Il arrive que les victimes ne savent pas qu’elles soient en possession d’une paire de chaussures contrefaite. Elles peuvent toujours négocier auprès des douaniers, cependant, elles auront toujours une amende à payer qui sera fixée en fonction du nombre d’articles en leur possession et de la qualité de la fraude en soi. 

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Éviter les produits de contrefaçon

La contrefaçon est partout des chaussures de luxe jusqu’aux vêtements, allant même jusqu’aux logiciels et autres produits digitaux. Bien que le risque zéro soit impossible, il est tout de même possible de détecter certains pièges.

  • Bien choisir le profil des vendeurs ainsi que les lieux de vente des articles de grandes marques. Il est conseillé d’éviter par exemple les ventes à la sauvette, les transactions dans les lieux qui ne sont pas faits pour cela comme les métros ou les réseaux sociaux.
  • Prendre le temps de bien vérifier chaque partie du produit : les matériaux qui composent l’article, les coutures, le dessin de la marque, le lieu de production, la finition
  • Les étiquettes et logo d’une marque doivent être bien en relief : ils ne comportent pas de faute ou encore d’erreur d’impression puisque ce sont des articles qui passent pas de strictes contrôles de qualité
  • Ne pas hésiter à demander l’emballage d’origine : les chaussures Louboutin par exemple sont vendues avec leur sac de poussière spécial
  • Un article authentique doit avoir été vendu avec une facture en bonne et due forme, et le vendeur doit pouvoir vous en fournir une

Le prix des articles contrefaits est souvent trop abordable et cela attire l’attention. Un vendeur qui ne propose qu’un seul moyen de paiement est aussi à se méfier.